#Manifeste : L’écologie sera une lutte ou ne sera pas

Manifeste

Pour la première fois depuis des décennies, nous, les jeunes, sommes convaincus que notre vie ne sera pas meilleure que celle de nos parents. La raison de cet avenir sombre ? Un modèle de société mortifère, qui détruit la vie sur Terre et défait les équilibres des écosystèmes et les liens sociaux.

Nous ne croyons plus au progrès vendu par votre génération de responsables politiques et industriels et vos chiens de garde. Nous désirons autre chose, un autre horizon que celui de l’accumulation matérielle et l’aliénation des individus.

Nous ne voulons plus de la croissance et de l’expansion économique, car cette quête insensée et aveugle, inhérente à notre civilisation industrielle, nous mène vers le gouffre écologique.

Nous actons ici la déconnexion entre votre monde et le nôtre. Nous aspirons à une toute autre société, où la politique appartient à tous, où chaque décision intègre la finitude et la fragilité de la nature, où les relations humaines priment sur la compétition et la concurrence entre tous, où toute vie humaine, animale et végétale, est considérée comme importante peu importe sa valorisation économique. Votre civilisation a un besoin insatiable de ressources naturelles que vous allez puiser sans cesse plus loin. En fait, cette civilisation est animée par une pulsion de mort, elle cherche à tout prix à détruire la Vie sur Terre afin de la convertir en marchandises.

Cette nouvelle société, ou plutôt ces nouvelles sociétés, le système politique et économique actuel ne peut nous l’offrir sur un plateau. C’est pourquoi nous continuerons à nous battre, à faire la grève, à manifester et à désobéir, pour notre avenir.

Nous avons le désir radical de transformer la société, et vous, tout comme vos collègues, avez la volonté radicale de gagner des élections. La faute à un système politique dépassé et uniquement représentatif qui met en compétition des partis dont le but principal est d’arriver au pouvoir. Vous ne cherchez pas à nous garantir un avenir, mais plutôt à satisfaire votre électorat et vos intérêts personnels sur le court terme. A partir de ce constat, la probabilité que nous tombions d’accord est proche de zéro, et l’intérêt que nous avons à négocier des petits pas avec vous l’est tout autant.

Il est temps d’entamer la décroissance : la réduction de la production matérielle est une nécessité absolue, et doit se combiner à une réduction drastique des inégalités et une meilleure redistribution des richesses. Le confort matériel excessif dans lequel vivent certaines sphères de la population est parfaitement indécent au vu de l’impact que cela génère sur les êtres vivants et la biosphère.

Tous les jeudis, et ce jusqu’aux élections, nous ferons grève, toujours plus nombreux. Tous les jours, nous nous organiserons pour développer les alternatives au vieux monde, et nous construirons des moyens d’actions innovants et divers pour faire pencher la balance vers la préservation de la vie sur Terre plutôt que vers sa destruction.  

De votre côté, faites ce que vous pouvez. Ou plutôt, faites ce que vous devez, si tant est que l’avenir des jeunes générations vous est prioritaire : réunissez tous les partis démocratiques autour de la table et travaillez pour inscrire dans le marbre le basculement vers une société juste, démocratique et soutenable. Ensemble, prenez des décisions courageuses pour mettre fin au règne de l’énergie sale et abondante, et ce dans les plus brefs délais. Ensemble, acceptez l’impossibilité de concilier des objectifs antagonistes tels que la croissance et l’écologie.

La transition écologique suppose un juste partage des ressources et des richesses, la fin de l’expansion industrielle incontrôlée, la fin des grands travaux inutiles, destructeurs de terres arables et d’écosystèmes. La reconversion de l’économie capitaliste et industrielle en multitudes d’économies locales et conviviales, basées sur les échanges humains et la solidarité.

La transition sera sociale, ou elle ne sera pas. Celle-ci doit nous orienter vers une société où tout le monde peut vivre dignement, sans la quête de richesse inutile et absurde. Il est dès lors nécessaire de construire la société de demain, d’abandonner les activités qui ravagent la nature, et de nous recentrer sur l’essentiel : les relations sociales, une éducation émancipatrice, une agriculture paysanne, biologique et à taille humaine, des économies locales, diversifiées et autogérées,…

Pour parvenir à cette société, nous envisageons de nombreux moyens d’action, car nous ne croyons plus que les changements de comportement individuels puissent suffire à changer la donne.

Nous sommes prêts à nous interposer physiquement entre les machines et les êtres vivants. Nous sommes prêts à faire grève, et nous inciterons le reste de la population à nous rejoindre.

Nous souhaitons développer une culture de résistance et agir de façon démocratique. En marge de nos actions et rassemblements, des assemblées populaires seront organisées afin de décider de nos modes d’action, désigner nos représentants, et définir nos revendications.

Nous allons déranger, bloquer, créer et nous battre et débattre, car nous voulons nous faire entendre afin d’empêcher le système capitaliste et industriel de détruire la seule planète qui abrite la vie et la beauté. Et nous avons compris que négocier avec des ennemis ne nous mènerait à rien de concluant.

Tout un programme. Ou plutôt une utopie que nous partageons, dans une part croissante des jeunes générations. Nous n’avons pas honte d’employer ce mot car les utopies devraient être la lanterne de toute société, au lieu d’être considérées comme des rêves naïfs. Et nous ne comptons pas sur vous, les politiques, pour faire de cette utopie une réalité. Tout au plus vous nous dites que vous êtes d’accord avec nous. Votre mission devrait être la même que la nôtre: préserver les conditions de vie sur Terre, et ce pour les humains comme les non-humains. Nous ne défendons pas la Nature, nous sommes la Nature qui se défend. C’est là que se trouve le combat du XXIème siècle.

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Youth For Climate RESSAISIS-TOI : L’EXTRÊME-DROITE ON LA COMBAT !

Débats

Ce mardi 6 août, un article du Vif relayait les propos de la cheffe de file de Youth For Climate, Anuna De Wever, à propos de ce qu’envisage le mouvement pour la rentrée qui vient. Pour rappel, Youth For Climate est le mouvement qui a conduit les grèves scolaires pour le climat en Belgique notamment, au printemps 2019.

Le journaliste rapporte que les grèves scolaires reprendront l’année prochaine, sans doute à une fréquence moins soutenue que lors des mois précédents, et que le mouvement fera sa rentrée avec la troisième grève mondiale pour le climat, le 20 septembre. Rien de bien nouveau jusqu’ici.

Ensuite, on apprend que la nouvelle stratégie de Youth For Climate consistera désormais à s’adresser au monde des affaires, au vu de l’inertie du monde politique constatée jusqu’ici. Cette nouvelle approche, qui consistera à aider les entreprises qui le souhaitent à atteindre la neutralité carbone n’est pas étonnante. En effet, on peut y voir la continuité de la pétition Sign For My Future, largement diffusée par Youth For Climate et dont les principaux signataires étaient de grandes entreprises et autres banques célèbres, telles que BNP Paribas Fortis. Cette pétition portait comme revendications la mise en place d’une « loi Climat », un « plan d’investissement », et un « Conseil climat ». Nous pourrions expliquer nos désaccords¹ avec cette approche consensuelle vis-à-vis du monde des affaires, mais ce n’est pas l’objet de cette tribune.

Ce qui nous dérange réellement, ou plutôt nous indigne, c’est quand Anuna De Wever dit : « Je veux que le climat devienne une priorité pour chaque parti. Le Vlaams Belang et la N-VA doivent également devenir des leaders climatiques. »

Il est absolument inacceptable de considérer que des partis tels que la NVA et le Vlaams-Belang puissent être des partenaires dans ce combat contre le réchauffement climatique, et encore moins des leaders. Non seulement ces partis assument sans complexe une position climato-sceptique (même si certains se disent climato-réalistes pour mieux faire passer la pillule), mais en plus ils n’ont même pas à recevoir une once de légitimité de notre part. C’est une erreur stratégique impardonnable de considérer que l’extrême-droite puisse avoir un rôle politique à jouer dans la gestion de cette “crise”, ni même d’ailleurs dans la gestion de notre société. Nous devons nous battre pour empêcher les idées autoritaires et discriminatoires d’accéder au pouvoir, et ce d’où qu’elles viennent.

Nous voulons décider nous-même du monde dans lequel nous voulons vivre. Nous voulons organiser collectivement notre résistance contre les multiples destructions du monde vivant, et construire une société véritablement démocratique et soutenable. Tout le contraire du projet de l’extrême-droite.

Ceux-ci n’ont pour seul désir que le repli nationaliste, avec l’inégalitarisme comme fondement de la société, et la haine de l’autre comme arme politique principale. Ils n’ont que faire de la destruction systémique de la planète. Ils fondent leur projet sur des thèmes qui n’ont rien de plus éloigné de l’écologie que la haine, la violence physique et psychologique, l’égoïsme et le rejet de la différence. Rien ne peut justifier de faire appel à de tels partis pour administrer la société. Même pas la catastrophe climatique.

De plus, le Vlaams-Belang est historiquement un parti néo-nazi, dont certaines têtes de proue sont par ailleurs aujourd’hui inquiétées par la justice pour « infractions à la loi sur le racisme, à la loi réprimant les faits de négationnisme, ainsi qu’à celle portant sur les armes »². Rien ne peut justifier de mettre ce parti sur le même pied que les autres. Pas même le réchauffement climatique.

Il y a toujours eu un cordon sanitaire autour des partis comme celui-là. Discuter, négocier avec ce parti, ou même seulement l’envisager est en fait briser ce cordon sanitaire. Cordon sanitaire qui a pourtant pour but de garder ces partis à distance des institutions. Car la prise du pouvoir par l’extrême-droite ne pardonne pas. Car cela a toujours constitué un drame pour les minorités, pour la démocratie, pour la planète, pour toute forme de liberté, pour les droits sociaux et les droits individuels. Car rien ne peut nous rapprocher de l’extrême-droite, en tant que militants écologistes, et qu’au contraire, tout nous sépare. Ce qui signifie que l’extrême-droite, de par son idéologie dangereuse et totalitaire et son opposition systématique à la lutte écologiste, fait partie de nos pires ennemis. Ce n’a jamais été, ce n’est pas et ne sera jamais nos alliés. Nous les combattrons, car ils nous ont combattu et ne s’arrêteront pas. Leur dénigrement agressif et permanent des jeunes manifestants pour le climat³ en est une illustre manifestation. C’est donc un devoir moral d’appeler à la lutte contre les partis d’extrême-droite.

Pourtant, les propos de la représentante de Youth For Climate vont dans le sens d’une banalisation inadmissible de ce camp politique. Ils vont dans le sens d’une normalisation de l’horreur, d’un oubli de l’histoire, et de l’abandon de la lutte qui nous rassemble : la préservation de la vie sur Terre. Nous, membres de Génération Climat, appelons donc à une rectification publique et sincère de la part de la principale intéressée, ou à une distanciation du mouvement vis-à-vis de sa porte-parole. Sans quoi nous considérerons que Youth For Climate se rend complice de nos pires ennemis, et en tirerons les conséquences.

Génération Climat – mouvement de jeunes écologistes belges francophones

¹ Pour celles et ceux que ça intéresse, ci-joint une analyse critique de la campagne Sign For My Future que nous partageons : https://pour.press/mefiez-vous-de-sign-for-my-future/
²https://www.7sur7.be/belgique/dries-van-langenhove-entendu-par-la-justice~a52916bd/
³https://www.liberation.fr/planete/2019/05/25/climat-l-activisme-de-greta-thunberg-a-remobilise-la-rhetorique-de-l-extreme-droite_1729243

Nous ne vous déléguerons pas notre révolte !

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Le 26 mai dernier, la population belge a été appelée aux urnes dans le cadre des élections fédérales, régionales et européennes. Tout ou presque cette année avançait au rythme de l’échéance électorale : les médias, les écoles, ainsi que les mouvements sociaux.

Parmi ces mouvements d’ampleur, les grèves hebdomadaires de la jeunesse pour le climat. Depuis le mois de janvier 2019 et sans interruption, les jeunes se sont retrouvés par milliers chaque semaine pour exiger une véritable justice climatique. L’horizon de cette mobilisation historique ? Les élections.

Parmi les nouveaux électeurs donc : les jeunes manifestants pour le climat. Un marché juteux, si l’on peut dire, pour les partis politiques et candidats en lice pour le grand spectacle électoral.

En effet, ce mouvement, auquel nous avons participé activement, a hissé en haut du débat public et de la campagne électorale le thème du climat. Chaque « compétiteur » a donc dû intégrer ce paramètre s’il voulait avoir une chance de rester dans la course électorale, et si possible de la gagner. Pris au dépourvu dans une campagne chamboulée par l’enjeu de l’urgence climatique, tous les partis ont fait mine de laver plus vert que vert. 

Et passé ce grand événement national, vinrent les négociations, dans le but de former des nouveaux gouvernements. A Bruxelles et en Wallonie, le ton fut rapidement donné : ce sera du rouge et du vert, avec tantôt une touche amarante, tantôt une touche de “société civile” – soit un gouvernement “coquelicot”, associant PS, Ecolo et des citoyens au sud du pays.

En vue de la formation de ce gouvernement coquelicot, les négociateurs ont donc reçu récemment des représentants de divers secteurs de la société civile : syndicats, associations, ONG,… l’occasion pour eux d’avancer leurs revendications et leurs priorités. 

Notre collectif de jeunes écologistes, Génération Climat, a donc décidé de profiter de cette ‘ouverture’ -aussi superficielle soit-elle- pour communiquer ses motivations, ses idées, et ses perspectives. Car la galaxie climatique est diverse et multiple; nous nous présentons comme l’aile radicale des jeunes pour le climat.

Mais loin de confier toute la responsabilité de sauver notre avenir et celui du monde vivant dans son ensemble à des experts en blouses blanches ou aux politiciens, nous proposons de souligner ici les grandes lignes de ce que nous considérons comme la rupture nécessaire avec le vieux monde, la société industrielle capitaliste. 

Si possible, nous désirons que cette lettre arrive sur la table des négociations. Non pas car nous voulons y participer, mais bien parce que ces changements sont, d’après nous, non négociables.

Pour nous, l’écologie sera une lutte ou ne sera pas. Cette devise constitue le fil rouge de notre mouvement. Elle se décline tout au long de notre manifeste, dans lequel nous écrivons:

“Nous ne croyons plus au progrès vendu par votre génération de responsables politiques et industriels et vos chiens de garde. Nous désirons autre chose, un autre horizon que celui de l’accumulation matérielle et l’aliénation des individus.

Nous ne voulons plus de la croissance et de l’expansion économique, car cette quête insensée et aveugle, inhérente à notre civilisation industrielle, nous mène vers le gouffre écologique.

Nous actons ici la déconnexion entre votre monde et le nôtre. Nous aspirons à une toute autre société, où la politique appartient à tous.

Cette nouvelle société, ou plutôt ces nouvelles sociétés, le système politique et économique actuel ne peut nous l’offrir sur un plateau. C’est pourquoi nous continuerons à nous battre, à faire la grève, à manifester et à désobéir, pour notre avenir. 

[…]

La probabilité que nous tombions d’accord est proche de zéro, et l’intérêt que nous avons à négocier des petits pas avec vous l’est tout autant. 

De votre côté, faites ce que vous pouvez. Ou plutôt, faites ce que vous devez, si tant est que l’avenir des jeunes générations vous est prioritaire : réunissez tous les partis démocratiques autour de la table et travaillez pour inscrire dans le marbre le basculement vers une société juste, démocratique et soutenable. Ensemble, prenez des décisions courageuses pour mettre fin au règne de l’énergie sale et abondante, et ce dans les plus brefs délais. Ensemble, acceptez l’impossibilité de concilier des objectifs antagonistes tels que la croissance et l’écologie.”

Vous l’aurez compris : nous ne comptons plus vraiment sur vous. Car nous n’avons plus le temps d’attendre, et car nous n’avons plus d’espoir. Nous agissons désormais par la force de notre désespoir, par la colère de notre impatience, par la tristesse de notre impuissance. 

La décroissance, l’anticapitalisme, la justice sociale et la démocratie directe sont les axes directeurs de notre combat. Nous en faisons les points cardinaux de toutes nos actions. Et nous les considérons comme les conditions de la victoire.

Que ceux qui ne veulent plus se mentir et espérer vainement des changements venant “du haut” nous rejoignent au plus vite dans la rue, sur les ZAD, et sur tous les terrains en lutte pour une vie émancipée et authentiquement écologique.

Quant à vous, négociateurs de salles aseptisées, futurs chefs de gouvernements verticaux, prochains alliés du pouvoir hors-sol, nous n’avons qu’une chose à vous dire : nous n’arrêterons pas. Nous ne vous lâcherons pas. Nous ne vous laisserons jamais tranquilles et ne seront jamais satisfaits de vos petits ou grands pas. Et ce, peu importe les partis au pouvoir. 

Pour terminer, voici une citation de l’ancien esclave et abolitionniste Frederick Douglass :

« Laissez-moi vous dire ce que je pense de la philosophie réformiste. Toute l’histoire des progrès de la liberté humaine démontre que toutes les concessions qui ont été faites jusqu’ici en son auguste nom ont été arrachées par la lutte. (…) S’il n’y a pas lutte, il n’y a pas progrès. Ceux qui prétendent aimer la liberté mais méprisent l’agitation sont comme ceux qui veulent la récolte sans avoir à labourer la terre. Ils veulent la pluie sans tonnerre ni éclairs. Ils veulent l’océan sans le rugissement des eaux agitées. La lutte peut être morale mais elle peut également être physique. Ou bien elle peut être à la fois morale et physique. Mais il faut que ce soit la lutte. Le pouvoir ne cède rien qu’on ne lui ait arraché. Il ne l’a jamais fait et ne le fera jamais. »

Nous refusons de vous déléguer notre révolte.

Génération Climat 

Écologie radicale et grève éternelle – Réponse à la Gauche anticapitaliste

Débats

Réponse d’un de nos membres, Piero, à la Gauche anticapitaliste, via son blog « Journal d’écologie critique« .

Journal d'écologie critique

Le travail mené par certaines composantes de la gauche radicale est salutaire. En ces temps de luttes sociales, que ce soit les mobilisations de masse des jeunes qui réclament une véritable “justice climatique” depuis plusieurs mois, ou les Gilets Jaunes qui réclament une véritable “justice sociale” et davantage de démocratie, les années 2018 et 2019 sont en train d’entrer dans l’histoire des mouvements sociaux occidentaux. L’article “Les avancées du mouvement climatiques et les obstacles à surmonter” de Mauro Gaspirini et Axel Farkas, membres de la Gauche Anticapitaliste met ainsi en exergue des éléments importants à soulever dans le débat.

Il est tout d’abord important de souligner le caractère antiproductiviste et démocratique assumé par cette frange de la gauche extra-parlementaire. La gauche classique et parlementaire n’ayant pas encore fait le deuil de la croissance et du réformisme gouvernemental, c’est une position courageuse, et nécessaire pour faire avancer le débat.

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